RÉFUTANT LES ALLÉGATIONS DE HOSS
LE GÉNÉRAL AOUN: "MON DOSSIER FINANCIER EST PROPRE"
Le général Michel Aoun n’a jamais refusé de remettre les comptes appartenant à l’Etat central à qui de droit pour que cette question soit soulevée devant la justice. Le général Aoun ne prétend pas que son dossier financier est propre, son dossier est effectivement propre et l’accuser du contraire est malhonnête. Il regrette la teneur de la mise au point du président Salim Hoss rendue publique à la suite de son intervention télévisée diffusée dimanche dernier sur la MTV.

Dans un fax adressé à la presse à partir de son bureau à Paris, le général Aoun a affirmé que “M. Hoss a mis la main sur la totalité des comptes de l’Etat, ainsi que sur les comptes privés et n’a demandé à personne de les lui remettre. Il a requis l’ouverture d’enquêtes judiciaire, administrative et des services spéciaux et elles ont été achevées. Ces enquêtes ne sont-elles pas plus révélatrices qu’un relevé de compte ou que tous les documents en sa possession?”
Il a déploré le fait que M. Hoss et d’autres responsables au sein de l’Etat “se cachent encore, après sept ans et demi d’enquête, derrière des slogans tels que la sauvegarde des droits de l’Etat et des fonds publics, alors qu’ils détiennent tous les documents et preuves qui renferment la vérité et les incriminent.”
Il s’est interrogé, par ailleurs, comment la justice retient un dossier vide.
Le général Aoun, a appelé M. Hoss à rectifier “son erreur d’estimation” en reconnaissant que tous les fonds publics ont été récupérés par l’Etat et qu’il n’a rien découvert d’illégal dans les comptes.
Il se demande, enfin, si M. Hoss a réglé son problème consistant à justifier devant le pouvoir en place son transfert de crédits au profit du gouvernement des militaires entre 1988 et 1990, alors que le pays était doté de deux gouvernements.
Rappelons que dans une mise au point publiée mercredi dans la presse, M. Hoss a invité le général Aoun à se pourvoir en justice pour se blanchir des accusations de détournements de fonds publics portées contre lui après sa chute, le 13 octobre 1990. M. Hoss avait pressé le général Aoun de présenter un relevé de compte à la justice qui serait en mesure de trancher en sa faveur.
Par ailleurs, répondant à M. Mohamed Baalbaki, président de l’Ordre de la Presse, le général Aoun affirme “n’avoir jamais fait arrêter, arbitrairement, des journalistes ou de simples citoyens ni s’être jamais attaqué aux médias.”



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