Une
fois de plus, l’Union libanaise culturelle mondiale (ULCM) affiche ses
dissensions dont la persistance, qui l’ont déjà affaiblie,
finiront par la faire disparaître. Deux “secrétaires généraux”
se retrouvent ces temps-ci à Beyrouth et à l’occasion de
la tenue dans nos murs d’un congrès de l’Union, échangent
les accusations, tout en mettant en doute leur représentativité,
autant que leur légitimité respectives. C’est tout simplement
regrettable et il est temps de mettre un terme à cette tragi-comédie
qui a trop duré...
Que se passe-t-il
à l’Union libanaise culturelle mondiale et qui la dirige?
Cette question nous ne cessons de la poser, sans rece-voir de
réponse, depuis que les dissensions ont éclaté au
sein de cette association censée ras-sembler les Libanais d’outre-mer.
Chaque quelque temps, des échos nous parviennent à propos
d’assises qu’un groupe, chaque fois différent, tient à Beyrouth
ou dans une capitale du continent latino-américain, d’Afrique ou
d’Europe, dont les recomman-dations sont dénoncées par un
autre groupe qui conteste la représentativité des personnes
qui les ont adoptées.
Le même jeu pernicieux se perpétue depuis des années,
ce qui a eu pour conséquence d’affaiblir, progressivement, l’ULCM
et, en la déviant de ses objectifs - dont le plus important consiste
à unifier la diaspora éparse sous tous les cieux - de la
rendre inopérante.
Durant le dernier week-end, un nouveau congrès de l’ULCM - le
onzième - a siégé dans un hôtel de la capitale,
organisé à l’initiative d’on ne sait quelle fraction de l’Union.
Le fait pour les trois présidents (la troïka) d’avoir été
représentés à la séance de clôture, porte
à déduire que l’Etat soutient cette fraction, aux dépens
d’une autre, dont les porte-parole avaient annoncé, quelques jours
plus tôt, qu’ils jugeraient illégales les décisions
du congrès, pour la raison que ce dernier était tenu à
l’initiative “d’un secrétaire gé-néral non élu
d’une manière régulière, conforme aux statuts.”
Deux “secrétaires généraux” de l’ULCM se sont
donc trouvés en même temps à Beyrouth l’un critiquant
l’autre, les deux hommes échangeant les accusa-tions dans la Presse
locale. Il est bon, parfois, de laver son linge sale en famille, mais cette
mascarade a trop duré et il est grand temps d’y mettre un terme
une fois pour toutes.
La question que chacun est en droit de se poser est la suivante: le
Pouvoir se complaît-il à paralyser l’action d’une association
aussi importante - étant donné qu’elle peut regrouper plusieurs
millions de nos concitoyens émigrés - en provoquant la confusion
dans ses rangs, au lieu d’agir aux fins de les resserrer et de les unir,
comme il l’avait fait par rapport à la CGTL, partant du principe
“diviser pour régner?”
Certes, le onzième congrès s’est prononcé en faveur
de “l’unité des rangs”, affirmant que “l’ULCM est l’unique représentant
légal de la diaspora libanaise dans le monde” et mettant l’accent
sur “une coopération sans réserve avec les ministères
des Affaires étrangères et des Emigrés, par le biais
de nos missions diplomatiques à l’étran-ger.”
Or, c’est là où le bât blesse, ces deux ministères
n’étant pas encore parvenus à coordonner leur action, étant
tiraillés par des considéra-tions n’ayant rien à voir
avec la diaspora que chacun d’eux pré-tend servir... Et ne faisant
rien pour restituer leur nationalité d’origine aux émigrés. |