LE PRÉSIDENT BEN ALI À
L’OUVERTURE
DU SOMMET DU MILLÉNIUM
DE L’ONU
Le président Zein el-Abidine Ben Ali était présent
à cette Assemblée générale exceptionnelle qui
s’est tenue mercredi 6 et avec la participation de 150 chefs d’Etat
et de gouvernement.
A l’ouverture de la session présidée à la fois
par les présidents de Finlande et de Namibie, le président
Ben Ali a scrupuleusement suivi les discours de la première journée,
dont: le discours du secrétaire général, Kofi Annan,
des présidents Bill Clinton, Vladimir Poutine, Jacques Chirac et
Yasser Arafat.
Le président tunisien a aussi eu des entretiens avec nombre
de chefs d’Etat et des délégations participant au Sommet.
Ces entretiens ayant porté sur les sujets, objets de l’agenda du
Sommet et les perspectives de l’établissement d’une communauté
internationale aux relations plus correctes et plus prospères.
Le président tunisien s’est également entretenu avec
le roi de Jordanie, le président Bouteflika, celui du Mali, Alpha
Oumar Konare et ceux du Yémen, de Roumanie, avec le chancelier Gerhard
Schröeder et le prince héritier du Maroc, Moulay Rachid.
S’adressant au Conseil de Sécurité réuni à
l’occasion du Sommet du Millénaire, le président Ben Ali
s’est fait l’écho de l’appel des nations africaines et des non-alignés
en général fait pour un réajustement des attributions
du Conseil de Sécurité et de ses structures.
“L’objectif, a-t-il déclaré, serait d’assurer à
ce Conseil une meilleure représentativité, tenant compte
des évolutions de la scène internationale, afin que ses résolutions
assument plus d’efficacité et de crédibilité, loin
de tout parti-pris et du principe malsain “des deux poids, deux mesures”.
Soulignant, ensuite, le rôle joué par la Tunisie depuis
1960, en appui aux opérations de paix de l’ONU, le président
Zein el-Abidine a réaffirmé: “Mon pays est déterminé
à assumer encore et toujours sa part de responsabilité dans
les prochaines mesures ayant pour objet la paix, la solidarité et
le développement positif dans le monde”. Entre-temps, à partir
de janvier 2000 et pour une période de deux ans, la Tunisie s’est
vu attribuer un siège au Conseil de Sécurité. Il faut,
aussi, souligner que dans son discours, au Sommet du Millénaire,
le président tunisien a exhorté les chefs d’Etat et de gouvernement
présents à mettre en œuvre le dispositif indispensable, en
ce qui concerne les transformations et les technologies de progrès
urgentes que le monde attend et dont tout être humain est en droit
de bénéficier. Par la même occasion, il a appelé
tous les participants à mettre la main à la pâte et
contribuer de la sorte à la mise à exécution de sa
proposition pour la création d’une “Caisse mondiale de solidarité
pour l’Eradication de la pauvreté”.
Cette “caisse”, a-t-il précisé, serait appelée
à servir d’instrument destiné au renforcement des mécanismes
d’intervention humanitaire et comme moyen de combattre le paupérisme
dans les parties les plus deshéritées de la terre. A mentionner
que cette proposition - la Caisse de Solidarité - a déjà
reçu l’appui de plusieurs organisations humanitaires internationales
et régionales.
Le président tunisien a, enfin, appelé la communauté
internationale à entreprendre une action rapide en vue de promouvoir
la paix et le développement en Afrique pour y réduire l’expansion
du Sida qui prend la dangereuse allure d’une épidémie.
A noter qu’une bonne partie de l’intervention du président Ben
Ali a été consacrée aux réformes dont les Nations
Unies ont un urgent besoin: “Nous sommes tous requis, a-t-il souligné,
à coopérer au renouvellement des structures de cet organisme
et de parfaire ces méthodes de travail, tout en préservant
simultanément ses caractéristiques et les éléments
fondamentaux sur lesquels il a été bâti”.
REMANIEMENT MINISTÉRIEL AU MAROC
Le roi Mohamed VI a procédé dernièrement, à
un remaniement ministériel, réduisant de 43 à 33 le
nombre des portefeuilles.
Il a désigné le nouveau Cabinet au cours d’une cérémonie
officielle au palais royal à Agadir, au sud du Maroc.
Selon la Constitution marocaine, le roi nomme les ministres, sur proposition
du président du Conseil. M. Abderrahmane Youssoufi, premier secrétaire
de l’Union Socialiste des Forces populaires (USFP), est encore à
la tête du Cabinet.
Les mêmes sept partis politiques représentés dans
le gouvernement de 1998, forment le nouveau Cabinet; ce sont: l’USFP (10
portefeuilles); le parti de l’Indépendance (4 portefeuilles); le
Ralliement national des Indépendants-RNI (4 portefeuilles); le Mouvement
populaire national-MNP (3 portefeuilles); le Parti pour le progrès
et le socialisme-PPS (2 portefeuilles); le Parti social démocrate-PSD
(1 portefeuille) et le Front des Forces démocratiques-FFD (1 portefeuille).
Huit ministres sont indépendants;quatre sont de nouveaux venus:
deux font partie de l’USFP et deux autres du Parti de l’Indépendance.
Après des décades de règne de l’aile droite, le
Maroc connaît depuis 1998, l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement
de coalition socialiste.
FISHER À TRIPOLI APRÈS LA LIBÉRATION DES OTAGES OCCIDENTAUX
C’est la première visite qu’un haut responsable allemand effectue
en Libye depuis la prise du pouvoir par Moammar Kadhafi, il y a trente
ans.
M. Joschka Fisher, ministre allemand des Affaires étrangères,
s’est rendu à Tripoli dernièrement, en vue de remercier les
autorités libyennes, en vue de remercier les autorités libyennes
de leur contribution à la libération des otages retenus aux
Philippines.
La Libye avait accueilli auparavant quatre otages occidentaux relâchés
aux Philippines grâce, notamment, à la médiation libyenne,
lors d’une cérémonie placée sous le signe du conflit
opposant la Libye aux USA.
![]() M. Joschka Fischer s’entretenant avec M. Seif el-Islam... |
![]() ... Et répondant aux journalistes. |
Le maître de cérémonie n’était autre que
Seif el-Islam, fils du président Kadhafi, qui est à la tête
de la Fondation caritative de même nom, lequel a, également,
agi comme médiateur officiel dans la crise des otages.
Les quatre otages: Risto Vahanen et Seppo Fraenti, Finlandais; Stéphane
Loisy, Français et Marc Wallert, Allemand - avaient été
ramenés à Tripoli, sur un avion spécial, un “Ilyushin
62 VIP”.
Les représentants respectifs des trois gouvernements présents
à la cérémonie, ont vivement remercié le gouvernement
libyen de son action. “Je voudrais réitérer l’expression
de ma gratitude aux autorités libyennes pour le rôle hautement
humain et humanitaire qu’ils ont joué dans la libération
des otages”, a affirmé M. Erkki Tuomioja, ministre finlandais des
A.E.
Une cérémonie similaire avait eu lieu à Tripoli
le 29 août, quand la Libye accueillit six autres otages occidentaux
libérés par les rebelles d’Abu-Sayyaf et les remit aux ambassadeurs
de leurs pays respectifs.
La visite de Fisher est apparue comme un signe supplémentaire
de la réhabilitation internationale du leader libyen à laquelle
son intervention dans l’affaire des otages a, grandement, contribué.
Le président Kadhafi qui avait pris le pouvoir en 1969, avait été
accusé depuis par les USA, d’être le chef du terrorisme.
Les premiers otages furent enlevés en Malaisie le 23 avril dernier
dans une région réservée à la plongée
sous-marine. En dépit de quelques libérations, la crise se
prolongea jusqu’en août quand la Libye offrit de payer 25 millions
de dollars aux ravisseurs. Cinq otages occidentaux furent relâchés
le 27 août, six le 28 et quatre autres la semaine dernière,
les deux restants devant l’être sous peu. M. Kadhafi a affirmé,
récemment, qu’il croyait, désormais, à des relations
normales possibles avec les USA.
Lors d’une apparition à la télévision américaine
CNN, il a déclaré: “Rien n’entrave la normalisation des relations
entre les deux pays”.
Le ministre des A.E. libyen déclarait, aussi, le 24 août,
que Tripoli voulait réétablir des relations normales avec
les USA après les avoir consolidées avec les pays européens.
En juin, Washington a, paisiblement, laissé tomber sa description
de la Libye comme un Etat de hors-la-loi ou de parias pour la remplacer
par le terme d’Etat d’intérêt.
Mais les USA n’ont pas été plus loin dans la voie de
la normalisation des relations avec la Libye, même si les Nations
Unies ont suspendu en avril 1999, leurs sanctions contre ce pays, après
que Tripoli eut accepté de remettre à la justice deux suspects
dans l’attentat à la bombe de Lockerbie.
Un avocat du ministère public et un policier allemands ont été
autorisés à se rendre en Libye le 12 octobre pour y recueillir
la déposition de deux témoins dans l’affaire de l’attaque
contre la discothèque berlinoise “La Belle”, en 1986, où
deux citoyens américains et une femme turque avaient été
tués.
Les USA avaient tenu Kadhafi pour responsable et lancé un assaut
aérien, tuant quarante personnes au moins, en Libye, dix jours après
l’explosion de la bombe de la discothèque.
Les doutes selon lesquels les autorités libyennes auraient planifié
cette agression terroriste, ont été confirmés par
les deux accusés, qui ont comparu devant les tribunaux allemands.
En route pour New York, Fisher a fait escale à Tripoli. On ne sait
pas qui il voudrait rencontrer à Tripoli, M. Ludger Volmer, secrétaire
général d’Etat au ministère des A.E. allemand était
rentré, récemment, à Berlin, accompagné de
l’otage allemand, Marc Wallert.
ABD EL-KRIM, LE REBELLE, LE HÉROS!
La guerre du Rif reste dans les mémoires comme l’un des conflits
les plus sanglants que dut mener la France pour pacifier sa part du Maroc,
l’Espagne s’occupant du Nord. Dans ce cadre, Abd el-Krim l’un des premiers
champions modernes de la décolonisation, incarne l’insoumission
des peuples que l’Occident voulait à tout prix asservir.
Abd el-Krim, né en 1883, appartient à l’une des 66 familles
de notables de la tribu des Beni Ouriaghel, du Rif. Il connaîtra
l’Occident à travers les Espagnols. Son père le destine à
lui succéder. Formé à l’université de Fès,
il part pour Melilla où il devient instituteur; puis, interprète,
journaliste et pour finir “cadi” à l’instar de son père.
Mais sur le plan international, les appétits sont aiguisés:
le Rif est riche en minerais! En 1920, l’Espagne attaque et Abd el-Krim
à 36 ans, devient le chef de guerre des Rifains. Le monde arabo-musulman
est traversé par un très fort courant: “la Nahda”, c’est-à-dire,
la Renaissance.
Toutefois, l’Islam tel que le conçoit Abd el-Krim est tout sauf
fanatique. Comme il a subi l’influence européenne, il va rationaliser
la vie rifaine, édictant des lois, instaurant la discipline, créant
une armée véritable, allant au combat sous le drapeau rouge
frappé d’une étoile et d’un croissant vert. Il entend faire
du Rif une république moderne. Son modèle est Ataturk en
Turquie, à la différence près que le dictateur turc
veut laïciser son pays, ce qui n’est pas le cas d’Abd el-Krim. N’empêche
qu’il représente une menace: le maréchal Lyautey, résident
au Maroc, ne s’y trompe pas: “Ce qui se joue dans le Rif, c’est toute la
puissance coloniale de l’Europe, surtout le destin de l’empire colonial
de la France”. Depuis Rabat, le maréchal observe l’ascension d’Abd
el-Krim; il craint qu’il se proclame sultan et sème ainsi des troubles
dans l’Etat marocain, alors sous tutelle française.
Entre-temps, Abd el-Krim mène le combat en tacticien. Les Espagnols
sont vite submergés et subissent un désastre à Anoual
en juillet 1921.
“Nous nous sentions grisés par cette victoire inespérée”,
commentera plus tard l’émir.
Et curieusement, bien qu’il en ait les moyens, il ne s’empare pas de
Melilla! Ce fut sa première erreur. Elle lui sera fatale! Chez les
Espagnols, le royaume est secoué par une grave crise sociale et
politique. En attendant, Abd el-Krim mène de front guerre et négociation.
Il envoie des émissaires auprès des Espagnols et des Français
et souhaite la reconnaissance officielle du Rif par la S.D.N. Ce serait
le premier Etat musulman, véritablement indépendant, ce qui
inquiète particulièrement les Français Lyautey en
premier qui craint que le modèle rifain inspire les Marocains et
les incite à rejeter le protectorat français. Par ailleurs,
Abd el-Krim ayant acquis la trempe d’un héros pour tous ceux qui
rêvent de libération, a réussi à déstabiliser
l’Espagne. C’est alors qu’après tant de revers, Primo de Rivera
se proclame dictateur en 1923 à Madrid et se fixe pour objectif
essentiel d’abattre la rébellion du Rif. Mais pour ce faire, une
action commune avec la France est indispensable... Abd el-Krim le devance:
en avril 1925, il lance 75.000 hommes contre le Maroc français.
D’emblée, la guerre prend une importance considérable. Voilà
qu’en France la guerre est impopulaire. “Pas une goutte de sang pour le
Rif, proclame-t-on!” Les manifestations se succèdent... Lyautey,
pour sa part, réclame des renforts pour contenir et contre-attaquer.
C’est au compte-gouttes qu’on les lui accorde. Le moment est propice pour
Paris de confier le commandement militaire au maréchal Pétain.
En parallèle, un accord est trouvé pour que l’action soit
concertée avec Primo de Rivera. Et Abd el-Krim se trouve soudain
en situation précaire d’autant que certaines tribus ont fait défection.
“Nous lutterons jusqu’à la mort”, prévient-il.
Mais la France dispose d’une impressionnante armée appuyée
par des blindés et des avions. Les Rifains sont vite submergés
et le coup de grâce sera asséné en 1926; c’est un émir
abandonné par une partie des siens qui se rend le 27 mai 1926.
Que faire, alors, du champion de l’indépendance arabe, se demande-t-on
à Paris. On décide de l’exiler pour qu’on l’oublie et Abd
el-Krim est placé en détention surveillée dans l’île
de la Réunion, avec sa famille. Il y demeurera jusqu’en 1947, date
à laquelle des troubles éclatent au Maroc, où la France
ne parvient pas à maîtriser la volonté d’indépendance
du sultan Mohamed V. Et comme en politique, les intrigues sont toujours
d’actualité, on se souvient tout à coup de lui et on espère
le manipuler. On planifie donc son rapatriement: un bateau doit le conduire
à Marseille, mais coup de théâtre à l’escale
de Suez, il s’échappe et se réfugie au Caire où, bien
entendu, Abdel-Nasser le reçoit à bras ouverts!
Pour tous les leaders du Maghreb, Abd el-Krim reste la référence,
Bourguiba en tête. L’émir est devenu une légende vivante
et Mohamed V vient le voir en 1960, une fois le Maroc devenu souverain.
“Je suis venu trop tôt, Majesté”, lui dira-t-il avec amertume.
Le héros, fatigué, meurt en février 1962 - si
tant est que les héros ne meurent jamais! - alors que son souvenir
entre définitivement dans l’Histoire.
LES DOMAINES DE LA COOPÉRATION
ET DU PARTENARIAT DEMEURENT
IMPORTANTS
Les relations algéro-américaines doivent persévérer
dans la voie du renforcement et du développement, a affirmé
M. Cameron Hume, ambassadeur américain à Alger, à
la suite de sa rencontre avec le président Abdelaziz Bouteflika,
avant que ses fonctions viennent à terme.
Dans une déclaration à la Presse, le diplomate US a considéré
que “les Etats-Unis et l’Algérie doivent œuvrer ensemble pour le
développement de la coopération économique”.
En effet, malgré le fait que les relations entre les deux pays
aient été renforcées ces derniers mois, les champs
de la coopération et du partenariat sont immenses et leurs échanges
n’ont pas encore atteint le niveau escompté.
Le président Bill Clinton a lui-même loué récemment
les efforts du président Bouteflika “qui, dit-il, a pris en charge
les défis politiques et la protection des droits de l’Homme”.
Répondant aux questions concernant les membres du Congrès
et œuvrant en vue du renforcement de la coopération algéro-US,
le président Clinton a souligné que, depuis sa rencontre
avec le président Bouteflika à Rabat durant les funérailles
du roi Hassan II, beaucoup de personnalités officielles américaines
se sont rendues à Alger afin de reconsidérer les relations
bilatérales au triple plan politique, économique et militaire.
APPEL AUX INVESTISSEURS US
D’ailleurs et précisément sur le plan de la coopération
économique, le président Bouteflika, tout en notant les résultats
appréciables obtenus dans ce domaine, a invité les investisseurs
et les compagnies américains à être encore plus entreprenants,
afin d’exploiter toutes les possibilités offertes aux deux parties.
“Quelques-uns encore sous l’influence d’une vision dépassée
de l’Algérie, hésitent encore à s’engager dans une
économie dirigée par l’Etat. Ils ont besoin de savoir que
le pays a instauré déjà une politique de libéralisation
depuis longtemps”, a affirmé le président algérien
dans un message adressé au conseil d’Affaires d’entente internationale
durant son séjour à New York où il a participé
au sommet du millénaire de l’ONU.
Dans son message à cette institution qui joue un rôle
important dans le développement des investissements US à
l’étranger, le président Bouteflika a exprimé “son
espoir de voir augmenter les importations algériennes à partir
des Etats-Unis, prélude à un redressement spectaculaire des
investissements US en Algérie, grâce à l’expansion
dans les domaines de la coopération et du partenariat”.
Le département américain du Commerce a partagé
cet optimisme quant à l’augmentation du taux des investissements
US dans le futur et devant être doublé, selon les prévisions,
dans les quatre prochaines années.
MAROC-TÉLÉCOM:
SON CHIFFRE D’AFFAIRES
A AUGMENTÉ DE 32% DANS
LE PREMIER SEMESTRE
La compagnie Maroc-Télécom a enregistré un chiffre
d’affaires de 5,42 milliards de DH (soit 542 millions de dollars) arrêté
au 30 juin dernier, marquant une croissance de 32% comparée à
la période correspondante de 1999, révèle Abdeslam
Ahizoune, directeur exécutif de la compagnie.
Maroc-Télécom, qui sera prochainement listée sur
le stock des changes, aura réalisé des bénéfices
nets de 1,26 milliard de DH (100 millions de dollars), alors qu’ils n’étaient
que de 855 millions de janvier à juin 1999.
Ahizoune attribue ces performances financières à l’augmentation
du nombre des abonnés au téléphone qui a atteint 2,673,937
au 30 juin 2000, contre 1,589,864 jusqu’en juin 1999. Actuellement, Maroc-Télécom
compte 1,6 million d’abonnés au réseau de téléphones
mobiles qui couvre 94% du territoire marocain. La compagnie de téléphone
étatique détient le monopole des lignes téléphones
terrestres et se partage le marché du téléphone mobile
avec un consortium international ayant acquis la seconde licence au prix
de plus d’un milliard de dollars.
Il a, aussi, prédit que les usagers des lignes de téléphones
mobiles de Maroc-Télécom dépasseront les 2 millions
d’abonnés à la fin de l’année courante.
Le nombre de “surfers” utilisant le réseau de Maroc-Télécom
a atteint au 30 juin, 10,341 usagers du réseau de téléphones
mobiles et 385 usagers de lignes spéciales.
CONGRÈS DES AGENCES DE VOYAGE FRANÇAISES AU MAROC
L’Union nationale des agences de voyage en France, tiendra son 43ème
congrès du 24 au 27 janvier 2001, à Agadir.
Le Royal Air du Maroc considère la tenue de ce congrès
dans le cadre des accords de partenariat économique conclus entre
le RAM et les compagnies de voyage françaises. Cet événement
aura aussi pour effet de promouvoir la ville d’Agadir.
Les membres de l’Union comptent plus de 1320 organisateurs de tours,
3600 agences et contribuent à 80% de la balance commerciale.
LES REVENUS DU TOURISME AUGMENTENT DE 12% DE JANVIER À JUILLET 2000
Les revenus du tourisme au Maroc ont atteint 1,02 milliard de dollars
américains, enregistrant ainsi une augmentation de 12% par rapport
à la période correspondante de 1999, indique le bureau des
changes dans son dernier bulletin d’information.
Comparé à la moyenne des revenus à la même
période au cours des cinq dernières années (7,8 milliards
de DH), la croissance se situe à 43,2%.