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Les consultations effectuées par le président du Conseil désigné qui avaient démarré en trombe, maintenant se poursuivent au ralenti, suite au blocage du rapprochement entre Riyad et Damas, pour on ne sait quel motif. Puis, le chef de la diplomatie syrienne a explicité la position de la Syrie “qui, dit-il, s’interdit de s’immiscer dans la formation du nouveau gouvernement libanais”... Aussi, les pronostics les plus optimistes ne prédisent-ils pas la mise sur pied du nouveau Cabinet avant deux semaines au moins.
Sleiman recevant M. Steinmeier.
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Entretien détendu Berri-Hariri.
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Cependant, le président Nabih Berri reste confiant, estimant que rien ne retarde la constitution de la nouvelle combinaison gouvernementale, “d’autant que nous nous trouvons encore dans le délai normal”, avant d’ajouter: “Mais si deux semaines s’écoulent sans que le Cabinet sortant soit remplacé, on pourra alors parler de crise”.
Le chef du Législatif a dans ce contexte, conseillé à M. Saad Hariri de se concerter avec d’autres parties, le Hezbollah en tête, avant de le rencontrer de nouveau pour procéder à un tour d’horizon de la conjoncture, à la lumière des positions adoptées par les différents pôles politiques envers le problème gouvernemental.
Selon des sources renseignées, on peut s’attendre à ce qu’une formule préliminaire de la nouvelle équipe ministérielle se dégage avant le week-end. Ces mêmes sources soutiennent que la non reprise des pourparlers saoudo-syriens serait un indice négatif qui se répercuterait sur notre climat politique. Jusqu’ici, on ne s’explique pas le gel de ces entretiens et certains l’attribuent à l’intervention d’instances régionales ou internationales, dont les motivations n’ont pas encore été élucidées.

Joumblatt à Dimane: “Pour le dialogue et l’entente”.
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CONTACT ENTRE KORAYTEM ET RABIEH
Cela dit et dans le cadre des consultations en vue de la formation du gouvernement, le contact le plus important est celui qui est intervenu entre Koraytem et Rabieh.
En effet, M. Saad Hariri ayant demandé au général Michel Aoun de reprendre leurs concertations, le chef du CPL a dépêché auprès du chef du gouvernement désigné M. Gebran Bassil, ministre sortant des Télécommunications.
Au terme d’un entretien de plus d’une heure, celui-ci a qualifié la rencontre “d’excellente”.
Gemayel: “Notre camp réclame des garanties”.
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Aoun: “Pour une représentation proportionnelle”.
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Dans le même temps, le général Aoun recevait M. Sleiman Frangié, chef des “Marada”, qui déclarait par la suite: “L’opposition insiste sur le tiers de blocage sous n’importe quelle forme”. De plus, il a précisé que le président Bachar Assad ne prend pas de décision en ce qui concerne les dossiers libanais, sans se concerter au préalable avec ses représentants locaux. Il a dit encore que M. Hariri ne l’avait pas contacté depuis la fin de ses consultations parlementaires.
Quant à l’émir Talal Arslan, ministre de la Jeunesse et des Sports, qui s’est également, entretenu avec le général Aoun, il s’est montré ferme quant à la participation de l’opposition au futur Cabinet. “Il n’y a pas, assure-t-il, un demi-partenariat. Ou l’opposition sera représentée pleinement au sein du gouvernement ou elle n’en fera pas partie”.
Dans le cadre des visites, M. Hariri devait conférer avec M. Ali Awad el-Ouseyri, ambassadeur d’Arabie saoudite, qui a quitté Koraytem sans faire aucune déclaration.
Pour en revenir aux consultations en cours, la coterie de Baabda affirme que le chef de l’Etat n’intervient pas dans les contacts qu’effectue M. Saad Hariri, le chef du gouvernement désigné le mettant au courant des résultats obtenus jusqu’ici.
VISITES DE RESPONSABLES EUROPÉENS
Par ailleurs et dans le cadre des visites d’émissaires étrangers, européens notamment, le président Michel Sleiman a reçu, cette semaine, M. Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères, au terme d’une tournée proche-orientale qui l’a mené de Damas à Jérusalem, qu’il a bouclée en soulignant que “le Hezbollah et Hamas n’ont montré aucun intérêt à l’égard des pourparlers de paix dans la région proche-orientale”, avant d’enchaîner: “Le processus de paix ne pourra être enclenché que lorsque les éléments destructeurs auront été mis hors d’état de nuire”.
Le chef de l’Etat a saisi l’occasion de cette visite, pour demander à l’Allemagne et à la communauté internationale d’exercer des pressions sur l’Etat hébreu, en vue de mettre en application l’initiative de paix arabe, dans le délai fixé par le sommet arabe de Doha, en rappelant que cette initiative avait été soutenue par les Etats-Unis et l’Union européenne.
M. Steinmeier a félicité le président Sleiman pour le bon déroulement des élections législatives, tout en se réjouissant des progrès enregistrés depuis sa dernière visite au Liban il y a plus d’un an.
Le chef de la diplomatie allemande devait, ensuite, conférer avec le président Nabih Berri à Aïn el-Tineh et M. Saad Hariri à Koraytem, l’échange de vues ayant porté sur la conjoncture locale et régionale. M. Steinmeier a formulé le souhait que le nouveau gouvernement soit formé dans le plus bref délai, dans le sens et suivant les critères définis par toutes les parties.
M. Kouchner, chef du Quai d’Orsay qui était attendu hier à Beyrouth, a précisé avant de quitter Paris, qu’il n’envisageait pas d’évoquer avec ses interlocuteurs libanais, la formation du nouveau Cabinet “ceci étant du ressort des Libanais eux-mêmes”, mais qu’il s’entretiendra avec les responsables des problèmes qui se posent au Liban et de son avenir.
Hier, une délégation parlementaire italienne est venue à Beyrouth pour une visite officielle de 48 heures, a indiqué un communiqué de l’ambassade d’Italie. La délégation a gagné la région du Sud où est déployé le contingent italien de la Finul et a été reçue hier jeudi par le président Sleiman; le président Nabih Berri, le chef du gouvernement sortant; M. Fouad Sanioura et le Premier ministre désigné, M. Saad Hariri. Elle a terminé sa visite par une rencontre avec le président et les membres de la commission parlementaire des Affaires étrangères.
Berri: “Pas de crise ministérielle”
A l’issue de sa visite hebdomadaire au chef de l’Etat, le président Nabih Berri s’est montré optimiste quant à un heureux épilogue de la crise ministérielle. “Le précédent Cabinet avait nécessité cinquante-deux jours de consultations, alors qu’on est encore au dixième jour. Il faut donc du temps et je dirai à cette occasion: Espérez dans le bien et vous le trouverez. En tout cas, je suis prêt à aider le président du Conseil désigné”.
Le Bloc de fidélité à la Résistance souligne l’importance d’en finir au plus vite avec la constitution du gouvernement “qui est un devoir national”. “Il est urgent de mettre un terme à nos dissensions, pour relever le défi israélien qui table sur nos divisions pour atteindre ses objectifs à nos dépens”.
Le général Michel Aoun s’exprime sur un ton ferme. Tout d’abord, il s’en prend à Washington et à certains Etats arabes “qui posent des conditions susceptibles d’entraver la tâche du chef du gouvernement”. Puis, il soutient que le tiers de blocage n’existe pas sur le plan pratique. “Je suis pour la représentation des blocs parlementaires proportionnellement au nombre de leurs membres; ceci renforce l’unité nationale et le Cabinet... Nous avons perdu du temps en nous adressant à l’étranger; revenons à l’intérieur pour trouver des solutions à nos problèmes, celui du Cabinet en tête.
“A mon avis, la meilleure des choses est que l’Assemblée soit à l’image du Conseil des ministres”.
Joumblatt à Dimane
M. Walid Joumblatt qui a rendu visite à S.Em. le cardinal Sfeir au siège estival du patriarche maronite à Dimane, à l’occasion du huitième anniversaire de la “réconciliation de la montagne”, relève l’importance du rapprochement saoudo-syrien, ce qui consolide l’accord de Taëf et favorise son application dans son intégralité. Enfin, il estime préférable de régler tous les dossiers conflictuels par le dialogue et l’entente.
Le président Amine Gemayel se dit rassuré de la mission dont s’acquitte M. Hariri. “Toutes les données indiquent que le problème gouvernemental sera résolu d’ici à deux semaines... Le nœud demeure les conditions rédhibitoires de certaines fractions de l’opposition qui exigent le tiers de blocage, ce qui va à l’encontre des intérêts nationaux”.
Dix-neuf demandes d’invalidation
devant le Conseil constitutionnel
A la clôture du délai imparti aux candidats pour présenter des demandes d’invalidation devant le Conseil constitutionnel, soit dans la nuit de mercredi à jeudi à minuit, dix-neuf recours en invalidation avaient été enregistrés.
Ce sont six candidats perdants de Zahlé: 1 - Elie Skaff, contre Nicolas Fattouche; 2 - Salim Aoun, contre Elie Marouni; 3 - Réda Meiss, contre Assem Araji; 4 - Hassan Yaacoub, contre Okab Sakr; 5 - Fouad Turk, contre Tony Abou Khater; 6 - Camille Maalouf, contre Joseph Maalouf.
Cinq candidats perdants de la majorité, aux élections du Metn ont également introduit des recours. Ce sont: 7 - Eddy Abillama, contre Salim Salhab; 8 - Emile Kanaan, contre Ibrahim Kanaan; 9 - Elie Karamé, contre Edgar Maalouf; 10 - Elias Moukheiber, contre Ghassan Moukheiber; 11 - Sarkis Sarkis, contre Nabil Nicolas.
Inversement, les candidats de la liste du Bloc du changement et de la réforme perdants au Metn ont introduit des recours contre les candidats élus. Ce sont: 12 - Ghassan Rahbani, contre Michel Murr; 13 - Ghassan Achkar, contre Samy Gemayel.
Par ailleurs, MM. Mikhaël Daher et Rachid Daher ont tous deux introduit des recours contre Hadi Hobeiche (Akkar); Adnan Arakji conteste l’élection de Nouhad Machnouk (Beyrouth II); Ajaj Gergi Haddad, celle de Issam Sawaya (Jezzine); Nicolas Sehnaoui, celle du député Michel Pharaon (Beyrouth I); Ramy Olleik, celle de Abbas Hachem (Jbeil).
Les députés qui font l’objet de recours ont quinze jours pour prendre connaissance de la décision du Conseil constitutionnel et faire appel. |
Gémayel réclame des garanties
Le leader des Kataëb réclame des garanties contre les exigences du camp adverse, “afin de prévenir la réédition du 7 mai”.
Le secrétariat général des forces du 14 mars a diffusé, à l’issue de sa réunion hebdomadaire, un communiqué appelant l’Etat à mettre fin à la légalisation des armes, d’autant que les législatives du 7 juin ont renforcé la position de la majorité qui a obtenu, une fois de plus, le feu vert de l’électorat quant au projet de l’Etat. Le communiqué réclame l’engagement des forces du 14 mars à l’égard des résolutions de la Ligue arabe, ainsi que l’accord de Taëf et de la Constitution, comme des résolutions de la légalité internationale, la 1701 en tête. Quant aux relations avec la Syrie, leur normalisation doit se faire d’Etat à l’Etat. |